Ce que ça change

Je vais vous expliquer, dans cet article, ce que ça change pour moi de faire des entretiens épistémiques. Parce que oui, ça a un impact sur la personne que je suis.


EN BIEN :


L’interprétation généreuse nous est enseignée pendant la formation. Et on l’applique pendant les entretiens. Et bien, ça a tendance à déteindre dans mes interactions quotidiennes. Penser que l’autre a probablement des bonnes raisons de faire ce qu’elle fait; des bonnes raisons…pour elle, même elles ne seront pas forcément les bonnes pour vous. Et du coup, au quotidien, suspendre son jugement en attendant d’en savoir plus. Et bien…ça m’arrive de plus en plus souvent. Et je pense que c’est bien, oui 😉

  • Et du coup, je crois que j’ai moins tendance à faire des procès d’intention. Et, comme je suis une personne d’un naturel pessimiste, ça m’arrive assez souvent. Mais… moins maintenant. Parce que, quand on interroge des personnes et que leurs opinions nous dérangent, on a tendance à les penser stupides, à croire qu’elles sont malveillantes… C’est peut être une façon pour l’esprit de se protéger du changement de paradigme. Et, à force de le faire, on se rend compte que c’est (mini expérience de ma part) pas le cas. On voit toutes les conversations différemment.
  • Je pense aussi que j’ai plus d’empathie à l’égard des gens. En fait, quand j’entends des théories que je trouve vraiment éloignées de mon point de vue, j’éprouve moins de mépris et/ou de colère à l’entendre; et j’ai le reflexe rapide de me demander comment cette personne en est arrivées à cette idée.

EN MOINS BIEN :

  • J’ai tendance à remettre en doute des opinions, croyances, qui ne valent pas la peine qu’on s’y penche. Chez moi ou chez les autres. Et du coup… bah c’est chiant 🤣. Donc j’essaie de faire attention. Pour moi, ça me fait basculer dans des abîmes de réflexion pour … que dalle; et pour les autres… bah étant donné que j’ai juste envie de faire taire mon cerveau régulièrement, pour les autres ça doit être encore pire. Donc je fais gaffe à ça.
  • A cause de ma réflexion sur Le pouvoir du déclaratif ici Divagations, quand un proche me dit : « les études disent » et bien j’ai envie qu’ils me donnent des références. Or ils ne les ont PAS. Personne ne lis les études, peu de gens sont capables de les lire correctement ( je me mets dans le tas, hein). Mais je le demande de manière fort peu diplomate, parce que ça m’énerve, maintenant, quand les gens font référence à des données qu’ils n’ont et ne maîtrisent pas. Et s’appuient dessus pour vous affirmer qu’ils ont raison. Donc il faut que je fasse gaffe.